Le plan de départs volontaires, annoncé en juillet par Bouygues Telecom et prévoyant la suppression de 556 postes, a été officiellement lancé et court jusqu'à fin janvier, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.
Modalités d'accompagnement
Consultés, les élus du comité central d'entreprise ont rendu un avis défavorable sur le fondement des 556 suppressions de postes, mais un avis favorable sur les modalités d'accompagnement des départs, selon un communiqué du secrétaire du CCE au nom de tous les élus.
En ce qui concerne les modalités d'accompagnement des collaborateurs désireux de partir de l'entreprise, la direction a «entendu nos demandes et fait en sorte que l'accompagnement mis en place soit à la hauteur de cet événement à caractère exceptionnel», relève le CCE.
450 postes concernés
Selon Bernard Allain (FO), le plan «va être ouvert dès la semaine prochaine» et ne concerne plus qu'environ 450 postes puisque une centaine de salariés a déjà opté pour une mobilité en interne ou quitté l'entreprise.
L'indemnité de départ est d'environ deux mois de salaire par année d'ancienneté. Pour Bernard Allain, le plan ne devrait donc «pas poser de problèmes pour trouver des volontaires».
Chantier pour les 9000 qui restent
Pour FO, les organisations syndicales ont «fait leur boulot pour ce plan de départs volontaires (...) Maintenant, nous avons tout un chantier pour gérer les 9 000 qui restent: conditions de travail, rémunérations, augmentation de salaires, motivation, organisation, etc».
Bouygues Télécom a annoncé fin février un plan d'économies de 300 millions d'euros. En juillet, l'opérateur a annoncé ce plan de départs volontaires, indiquant que son objectif était de «sauvegarder sa compétitivité» face aux dégâts provoqués par les bas tarifs de Free Mobile.
SFR, autre opérateur historique prévoit également un plan de départs volontaires, qui devrait être chiffré en novembre.
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