Nouveau plan social chez Salzgitter
Publié le samedi 09 mars 2013 à 11H00 www.lunion.presse.fr-
Salzgitter Mannesmann Précision Étirage est le plus gros employeur privé de Vitry-le-François.
VITRY-LE-FRANCOIS (Marne). Salzgitter va procéder à un nouveau plan de licenciements ont annoncé les syndicats. Vingt-deux postes seront supprimés. Ils s'ajoutent aux 48 départs non remplacés depuis 2012.
SALZGITTER Mannesmann Précision Étirage, le plus gros employeur privé de la cité rose (483 salariés à l'heure actuelle) s'apprête à subir son quatrième plan social en 10 ans. L'entreprise de la zone Vitry-Marolles, spécialisée dans la fabrication de tubes métalliques, va supprimer 22 postes, annoncent les syndicats. Un nombre qui vient s'ajouter aux 48 départs non remplacés depuis le gel des embauches décrété le 1er avril 2012 par la direction.
Une négociation dans le calme
Ce plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a été finalisé mercredi et attend sa validation par le conseil de surveillance du groupe allemand Salzgitter, et celle de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), attendue d'ici le lundi 18 mars.
« Au départ, la direction nous avait annoncé 58 suppressions de postes à l'échelle du groupe, sans mesures d'âges, et sans appel à des départs volontaire, indique Jean-Marie Parisel, secrétaire du comité central d'entreprise. Au terme de des trois réunions de négociation, nous avons pu ramener le nombre de licenciement à 48, dont 22 à Vitry, uniquement sur des postes de main-d'œuvre indirecte (maintenance, qualité, logistique…) » explique le membre de la CGT, syndicat majoritaire.
Le détail des postes concernés par les suppressions n'est en revanche pas connu, ce qui crée selon les élus du personnel, « une ambiance exécrable » au sein de la société.
« Les propositions de départs volontaires seront étudiées et nous avons pu améliorer les mesures d'accompagnements proposées », poursuit Jean-Marie Parisel.
Les salariés licenciés bénéficieront d'un congé dit de reclassement, pouvant aller jusqu'à 14 mois, au cours desquels ils percevront 75 % de leur salaire brut. Sur cette durée, ils conserveront leur mutuelle santé et pourront profiter d'un budget formation susceptible d'atteindre 6 000 euros par personne. Des aides à la création d'entreprise de 10 000 à 30 000 euros pourront être allouées.
« Au départ, la direction nous avait annoncé 58 suppressions de postes à l'échelle du groupe, sans mesures d'âges, et sans appel à des départs volontaire, indique Jean-Marie Parisel, secrétaire du comité central d'entreprise. Au terme de des trois réunions de négociation, nous avons pu ramener le nombre de licenciement à 48, dont 22 à Vitry, uniquement sur des postes de main-d'œuvre indirecte (maintenance, qualité, logistique…) » explique le membre de la CGT, syndicat majoritaire.
Le détail des postes concernés par les suppressions n'est en revanche pas connu, ce qui crée selon les élus du personnel, « une ambiance exécrable » au sein de la société.
« Les propositions de départs volontaires seront étudiées et nous avons pu améliorer les mesures d'accompagnements proposées », poursuit Jean-Marie Parisel.
Les salariés licenciés bénéficieront d'un congé dit de reclassement, pouvant aller jusqu'à 14 mois, au cours desquels ils percevront 75 % de leur salaire brut. Sur cette durée, ils conserveront leur mutuelle santé et pourront profiter d'un budget formation susceptible d'atteindre 6 000 euros par personne. Des aides à la création d'entreprise de 10 000 à 30 000 euros pourront être allouées.
« Besoin d'investissement »
C'est dans le calme, que les syndicats ont mené les négociations de ce PSE. Sans grève ni manifestation, « sans partir en guerre », soulignent-ils. Ils reconnaissent que la conjoncture économique actuelle est difficile mais attendent autre chose de leur direction, que des licenciements. Pour Jean-Marc Augé, secrétaire du comité d'entreprise CGT, « il y avait autre chose à faire que tailler dans les effectifs ». « Le site de Vitry a besoin d'investissement. Il faut trouver des nouveaux marchés, réaliser des nouveaux produits » lance Jean-Marie Parisel. « La polyvalence de l'usine vitryate, qui ne travaille pas seulement pour l'industrie automobile, est un atout » souligne Pascal Sarrazin, délégué syndical CGT.
« Quand on a été racheté par Salzgitter en 2007, on nous a dit que c'était la meilleure chose qui pouvait nous arriver » se rappellent les trois hommes. Aujourd'hui, ils s'inquiètent pour les personnels qui resteront en poste, « menacés de surcharge » et bien évidemment pour ceux qui seront licenciés. « Quand je suis arrivé en 1993, nous étions plus de 900 » se rappelle Jean-Marie Parisel. Vingt ans plus tard, ce nombre sera presque divisé par deux.
« Quand on a été racheté par Salzgitter en 2007, on nous a dit que c'était la meilleure chose qui pouvait nous arriver » se rappellent les trois hommes. Aujourd'hui, ils s'inquiètent pour les personnels qui resteront en poste, « menacés de surcharge » et bien évidemment pour ceux qui seront licenciés. « Quand je suis arrivé en 1993, nous étions plus de 900 » se rappelle Jean-Marie Parisel. Vingt ans plus tard, ce nombre sera presque divisé par deux.
Rémi HAVYARIMANA
Malgré nos multiples tentatives pour la contacter, la direction de Salzgitter n'a pas donné suite à nos appels.
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