Le groupe Les Journaux du Midi, qui comprend le Midi Libre, l'Indépendant et Centre Presse ainsi que L'Imprimerie du Midi et la Régie MidiMédia victime « d'une violente dégradation » de son chiffre d'affaires en terme de publicité et de vente depuis le début 2013 va reprendre la concertation avec les partenaires sociaux pour trouver de nouvelles sources d'économies.
Dans une lettre adressée jeudi à tous les salariés,le président du directoire du groupe, Alain Plombat explique que le résultat bénéficiaire escompté pour le budget 2013 de deux millions d'euros ne sera pas réalisé.
« A la fin avril, nous sommes en retard de 1,7 million d'euros sur nos recettes. Ce décrochage étant dû pour 60 % à la publicité et pour 40 % à la diffusion avec des situations nuancées d'un titre à l'autre », écrit-il. « En parallèle, si la maitrise de nos charges reste positive et appréciable, elle ne permet que de compenser la moitié de cette chute des produits d'exploitation. Après quatre mois, nous sommes en retard sur notre budget de 800 000 euros », poursuit-il.
« A la fin avril, nous sommes en retard de 1,7 million d'euros sur nos recettes. Ce décrochage étant dû pour 60 % à la publicité et pour 40 % à la diffusion avec des situations nuancées d'un titre à l'autre », écrit-il. « En parallèle, si la maitrise de nos charges reste positive et appréciable, elle ne permet que de compenser la moitié de cette chute des produits d'exploitation. Après quatre mois, nous sommes en retard sur notre budget de 800 000 euros », poursuit-il.
Deux causes : la perte du pouvoir d'achat des lecteurs-consommateurs et la percée des médias numériques
« Force est de constater que nous avons, comme l'ensemble de nos confrères, sous estimé la cause de ce dévissage de la presse quotidienne après une année jugée catastrophique par toute la profession », admet M. Plombat, voyant deux causes : « la perte du pouvoir d'achat des lecteurs-consommateurs » et « l'irrésistible percée des médias numériques ».
Le groupe, qui a engagé en 2012 un plan de départs volontaires et des mesures d'économies, veut donc rouvrir « tous les dossiers ». A court terme, plus de remplacements systématiques ou de recours aux CDD, report ou annulation des investissements non engagés et non stratégiques, frais de déplacements réduits... Le groupe veut aussi discuter du projet d'entreprise. Il s'agira par exemple de réfléchir au maintien ou non de la présence d'agences dans les zones de concurrence entre les journaux du groupe. A titre d'exemple à Narbonne ou Carcassonne il y a des bureaux de l'Indépendant et du Midi Libre. L'externalisation de travaux à qualité égale mais à moindre coût sera également étudiée tout comme la réécriture du contrat social sera abordée, indique la lettre.
Le groupe, qui a engagé en 2012 un plan de départs volontaires et des mesures d'économies, veut donc rouvrir « tous les dossiers ». A court terme, plus de remplacements systématiques ou de recours aux CDD, report ou annulation des investissements non engagés et non stratégiques, frais de déplacements réduits... Le groupe veut aussi discuter du projet d'entreprise. Il s'agira par exemple de réfléchir au maintien ou non de la présence d'agences dans les zones de concurrence entre les journaux du groupe. A titre d'exemple à Narbonne ou Carcassonne il y a des bureaux de l'Indépendant et du Midi Libre. L'externalisation de travaux à qualité égale mais à moindre coût sera également étudiée tout comme la réécriture du contrat social sera abordée, indique la lettre.
Interrogé par l'AFP, Alain Plombat a insisté sur le fait que ce « courrier interne » n'avait « comme ambition que de rentrer en phase de discussions », de « se mettre autour de la table ».
« Je n'ai pas de plan. Rien n'est arrêté. J'ouvre tous les dossiers. Je lance des réflexions. Les questions sont posées en toute transparence avec les salariés », a affirmé le PDG, expliquant qu'il veut «gérer la crise » que traverse tous les journaux régionaux.
« On a déjà perdu 8 %. Il faut faire tout pour que le bénéfice du plan des départs volontaires qui nous ont permis en 2012 de réussir un résultat positif de deux millions d'euros ne soit pas mangé par cette crise », a ajouté Alain Plombat
« Je n'ai pas de plan. Rien n'est arrêté. J'ouvre tous les dossiers. Je lance des réflexions. Les questions sont posées en toute transparence avec les salariés », a affirmé le PDG, expliquant qu'il veut «gérer la crise » que traverse tous les journaux régionaux.
« On a déjà perdu 8 %. Il faut faire tout pour que le bénéfice du plan des départs volontaires qui nous ont permis en 2012 de réussir un résultat positif de deux millions d'euros ne soit pas mangé par cette crise », a ajouté Alain Plombat
Les Journaux du Midi (JDM) ont été rachetés en 2007 pour 90 millions d'euros par le Groupe Sud Ouest (GSO).
Vendredi 24 mai 2013
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