samedi 11 mai 2013

Vire (14). Mécaplast : un plan de 47 départs volontaires



Le fabricant de barres de toit de voitures a décidé de supprimer 47 postes à Vire. En vente depuis 2009, l’usine connaît son quatrième plan social en l’espace de quatre ans.

Nouveau plan social

Nouveau coup dur pour l’usine Mécaplast. L’équipementier automobile monégasque va supprimer 47 postes dans son unité viroise, qui emploie 275 salariés. L’annonce a été officialisée jeudi 11 avril, lors d’un comité central d’entreprise.
Depuis 2009, le site spécialisé dans la fabrication de barres de toit pour les voitures vit son quatrième plan social et a perdu près de 120 postes. « La direction nous a affirmé qu’elle optait pour un Plan de départs volontaires pour une meilleure gestion humaine, souligne Brigitte Marie, représentante CFDT.Les volontaires pourront présenter leur projet du 7 juin au 7 octobre. Ce plan se fait sur la base des indemnités des plans sociaux précédents. »
Il y a quelques jours, deux phrases postées par un anonyme sur un site Internet avaient soulevé l’émoi dans les rangs des salariés. « L’auteur a dévoilé des informations confidentielles, qu’il nous était interdit de confirmer en raison de la clause de confidentialité. Mécaplast a porté plainte », précise Brigitte Marie.
Pour justifier sa décision, la direction a mis en avant la baisse« du chiffre d’affaires ». Aucun dirigeant de Mécaplast n’a répondu à nos sollicitations. « L’usine a fait travailler jusqu’à 600 personnes. Jusqu’où cela va s’arrêter ? s’inquiète Brigitte Marie. Les gens ont reçu un nouveau gros coup sur la tête. L’avenir du site s’assombrit. » Une cellule psychologique a été mise en place et des conseillères sont déjà à l’œuvre pour accompagner les salariés volontaires au départ.

Une usine à vendre

« La direction estime qu’en diminuant les effectifs, le site sera plus facile à vendre », souffle Brigitte Marie. Mécaplast subit le ralentissement général dans l’industrie automobile. Spécialisée dans les pièces en métal, l’usine viroise est en vente depuis 2009. Le groupe s’est, en effet, tourné vers la conception de produits plastiques.
Avec la chute d’activité, les salariés virois sont contraints, depuis octobre, d’observer quatre jours de chômage par mois. « Avec ces départs, les dirigeants espèrent consolider le site, mais c’est de l’emploi en moins pour la ville. » Les craintes sont nombreuses, d’autant que des produits quittent l’usine. « Les barres de toit pour Dacia sont désormais fabriquées en Turquie et celles pour Fiat se font en Italie. On a des inquiétudes pour d’autres pièces », souffle Fabienne Rebillard, autre membre de la CFDT.

Réunion en sous-préfecture

Une réunion s’est tenue lundi en sous-préfecture en présence des élus, des organisations syndicales et des dirigeants pour évoquer la situation. « C’est un traumatisme pour le personnel, souligne le maire Jean-Yves Cousin. En 2009, j’ai participé au sauvetage du groupe qui cherche toujours un repreneur. J’ai une pensée pour les salariés qui vivent depuis des années dans l’anxiété pour l’avenir. La Ville fera le maximum pour accompagner les projets de reclassement. » Mécaplast regroupe plus de 5 000 personnes dans 23 sites, répartis dans seize pays. L’Hexagone compte huit unités.

Ouest France : Jeudi 18 avril 2013

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