vendredi 13 septembre 2013

Nouvelles Frontières fermerait 20 % de ses agences

 

131 agences de voyages aux enseignes Nouvelles Frontières et Marmara dans l'Hexagone, s'apprêterait à en fermer 26.


Forte réduction de voilure en perspective chez TUI France. Le tour-opérateur, propriétaire compte 131 agences de voyages aux enseignes Nouvelles Frontières et Marmara dans l'Hexagone, s'apprêterait à en fermer 26 et à en passer 31 autres sous contrat de franchise. Le comité d'entreprise extraordinaire de TUI France a confirmé ce vendredi les craintes des salariés en présentant les modalités du nouveau plan de départs volontaires lancé par le voyagiste. Les syndicats craignaient 306 suppressions de poste? Ce chiffre intègre 59 transferts de contrat de travail chez les franchisés.

Selon ce plan, baptisé PerspecTUIves, 247 postes seraient supprimés, dont 129 dans les réseaux. Il s'agit principalement d'agences Nouvelles Frontières installées en banlieue parisienne et en périphérie de villes de province. Quelques agences Marmara sont également concernées. Par ailleurs, une cinquantaine de départs concerneraient le siège du groupe. Le passage en franchise concernerait, lui, 31 agences installées dans des villes moyennes en région parisienne et en province. La compagnie aérienne du groupe, Corsair, dont le redressement semble en bonne voie, n'est pas impactée par ces réductions d'effectifs.

Avec ce nouveau plan social, le groupe dirigé par Pascal de Izaguirre compte réduire ses coûts de distribution pour revenir à la profitabilité comme c'est le cas dans les autres branches européennes du groupe. Après avoir affiché près de 58 millions d'euros de pertes en 2012, TUI France avait encore réalisé un mauvais troisième trimestre 2013, clos fin juin, en recul de 20 %. Au final, le groupe, qui comptait encore plus de 1 500 salariés voilà deux ans, aura fondu de près de moitié à l'issue de cette nouvelle cure d'amaigrissement.

Du côté de l'intersyndicale FO-CGT, ce dernier plan est très mal accueilli. Si son prédécesseur, lancé fin 2011, s'accompagnait de conditions généreuses, l'indemnité de départ prévue cette fois-ci «sera équivalente à l'indemnité conventionnelle de licenciement», selon un tract qui promet le «printemps de TUI France» et appelle sa direction à prendre ses responsabilités.

Le figaro :Publié le 07/09/2013 à 09:58

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